Auto construction d'une maison en paille. Venez visiter notre site et suivre notre chantier étapes par étapes.

Caractéristiques techniques

La Paille, Une isolant pour les murs

Le remplissage en botte de Paille des murs:

Ce mode de construction original est apparu au Nebraska, il y a plus d'un siècle et demi. Une technique de construction maison en paille en porte d'ailleurs le nom. On l'appelle technique Nebraska ou balle de paille porteuse. En europe la première maison en paille fut construite en 1921 à Montargis par l'ingénieur M. Feuillette. La maison porte actuellement son nom, et vient d'être acheté par le CNCP (Centre National de la Construction Paille) qui aura pour mission d'être un centre de formation de référence de la construction paille.
En france la construction de maison en paille commence à faire du bruit mais est essentielement réalisée par des auto-constructeurs.

Plusieurs techniques de construction sont possibles. De nombreux pays anglosaxons ont normalisé la mise en oeuvre de la paille, ce qui n'est pas le cas en france. En allemagne aussi la technique d'isolation avec la paille est plus courante.

La construction s'effectue sur des soubassements devant isoler parfaitement la structure du sol afin d'éviter les remontés d'humidité par capilarité et ainsi permettre de pas déteriorer la paille.
Pour ce qui est de notre maison; le fait que nous aillons un terrain en pente est un gros avantage pour nous pour plusieurs raisons:

  1. Les fondations sont moins chères car nous réalisons sous la maison 23 massifs isolés de 1 mètre carré sur 1.5 mètres de profondeur.
  2. La dalle de la maison est donc par conséquent éloigné du sol naturel par les pilotis en béton. Nous avons choisi de faire des pilotis en béton, pour une meilleure assise de la maison, un meilleur ancrage au sol et une resistance dans le temps.
  3. La dalle de la maison est en bois et l'ossature et le remplissage paille repose sur cette dalle.

L'ossature en bois est calculée en fonction des dimension des bottes de paille (80*45*36 cm). L'écartement entre les montants correspond à la longueur d'une botte de paille légèrement réduite afin qu'elle soient mises en compression. Lors de la mise en oeuvre, les bottes de paille doivent être parfaitement sèches. Elles sont placées à l'horizontale entre les motants, c'est à dire que le sens des fibres doit être perpendiculaire à la dalle de la maison ceci afin d'avoir une meilleure thermie pour la maison. Dans notre cas les murs de paille, hors parement ou enduit, feront 36 centimètres de large. Si les fibre de la paille devaient se retrouver parallèle à la dalle, les échanges extérieur/intérieur seraient facilité, et par conséquent la déperdition thermique aussi. Afin de comprimer les bottes de paille entre elles, toutes les trois rangés, un liteau de bois sera cloué afin de les maintenir.

Notre ossature est composée d'une double ossature porteuse reliée par des entretoises en bois. En soit, une double ossature porteuse n'est pas une nécéssité puisque une seule aurait suffit! En fait cela nous permet de mieux ceinturer la maison, mais surtout de pouvoir mieux fixer les murs porteurs et aussi d'avoir une meilleur planité pour faire les enduits de finition ou fixer directement le fermacell pour les pièces humides (fermacell = plaque de gypse écologique sans liant chimique, plaque plus dense, hydrofuge et non feu). Initialement nous devions avoir une seule ossature porteuse traversante de 36 cm, mais cela n'était pas économique, et cela créerait un pont thermique aux interstices bois/paille. En faisant une double ossature bois, cela nous permet de mettre de l'isolant (laine de mouton) entre les deux ossatures pour rompre le pont thermique.

Etanchéité à l'air et à l'eau des murs extérieurs

  • Niveau intérieur de l'habitation, les murs donnant vers l'extérieur sont recouverts d'un enduit terre en trois passes. La dernière face étant très fine, elle piège l'air à l'intrérieur de l'habitation. Pour les pièces sanitaire (cuisine, salles de bain et WC), un film étanche est fixé devant une barbotine de chaux. Sur ce film est fixé du fermacell. 
  • Pour les murs extérieurs, c'est le même enduit en trois passe qui est fait, à la seule différence qu'une peinture à la chaux fabrication maison fait la finition et l'étanchéité à l'eau.
  • Pour la toiture est en toiture rampante, côté intérieur c'est l'osb 3 qui joue le rôle d'étanchéité. Côté extérieur de la toiture, bien sur il y a les tuiles, bien que nous ayons envisagé un court instant de faire des tuiles en bois. Donc, sous les tuiles il y a des panneaux de fibres de bois à haute densité étanche de 22 mm dont le rôle est aussi d'améliorier les performences thermiques.

La dalle en bois

Notre maison est donc construite sur une dalle en bois. Et oui pas de hérison ni de dalle ventillé avec un drain car notre terrain nous le permet pas. D'une part par le fait que la pente soit trop importante et que les murs de sous bassements nous couteraient trop chers et la terre de notre terrain trop argileuse entrainerai de gros risques. En effet, nous sommes sur des terres faisant parties du PPRS (plan de prévention des risques de sécheresse). Nos terres trop argileuses sont dites gonflantes, et lorsque l'eau se retire lors de la sécheresse cela provoque des retractations de la terre avec de grosses fissures ayant de conséquences dramatiques sur les fondations classiques et les maisons avec un hérisson. Nous ne voulions pas non plus de vide sanitaire isolé en polystyrène. Commence alors pour nous une période de réflexions, de recherches et de rencontres informelles avec notre architecte. (merci Gislain). Comment rendre notre projet de dalle écologique, économiquement réalisable et surtout solide? 

Voici donc ce que nous avons choisi. La maison est découpé en trois rectangles porteurs dont la périphérie est constituée de poutre en bois lamelé/collé de 40 cm de haut et section 14 cm. Ceci nous permet donc d'avoir deux murs de refends porteur sur ces longrines de très forte résistance. Entre chaque longrine, sont fixées tous les 45 cm, des poutres en I en bois nous permetant de longues portances. Pourquoi tous les 45 cm, et bien c'est parce entre ses poutres en bois sont logés des bottes de paille prise en sandwich côté extérieur par de l'OSB 4 et côté intérieur par du CTBH 22 mm. Une attention particulière a été porté sur l'étanchéïté à l'air et à l'eau de ses caisons ... car l'humidité ne doit pas pénétrer dans la paille. Mais nous voulions pas du bois dans toute la maison, car cela était déjà le cas dans notre maison actuel et nous n'en voulions plus pour des raison d'entretien et de salissures. Notre architecte nous a donc parlé de "nattes", et nous a mis en relation avec un détaillant en carellage céram. Une mine d'or ce Ghislain. Ce procédé n'est pas écolgique en soit car pour les nattes sont faites de produits chimiques, et la colle utilisée pleinne de solvant. Tant pis ... nous ne voulions pas être esclave de l'entretien de la maison, et comme nous avons un grand aquarium, la piste du risque de noyade du plancher et de la paille était à écarter en cas de pépins!! De plus, les nattes sont désolidarisantes et nous permettent de fixer du carrelage sans réagréage, facile et rapide en mettre en oeuvre. Il en existe aussi des étanche pour les pièces humides, et le prix est très correct. Le choix est fait : le revetement du sol de la maison ne sera pas écologique.

Plancher à quenouille

Parmis nos pistes de reflexion, nous avions fait une escapade sur les plancher à quenouilles, tout à fait compatible avec les dalle en bois, perspirantes et qui permetait de faire une dalle perspirante, et donc de faire en finition une dalle chaux/sable avec des tomettes d'argile. Mais cela nous a parru trop long en mise en oeuvre et avont donc fait un trait sur le choix d'une dalle bois perspirante. Pour les curieux, voici l'adresse du site internet qui parle des planchers à quenouilles parfois aussi appelé plancher à la française.

Toît, Charpente et isolation en paille

Les cloisons

Le problème essentiel de notre maison c'est qu'elle a très peu d'inertie thermique. L'inertie thermique est la capacité physique d'un matériau à conserver sa température. Elle est recherchée afin de minimiser les apports thermiques à lui apporter pour maintenir une température constante. C'est aussi importante pour assurer une ambiance climatique confortable pour ses occupants.
Un bâtiment à forte inertie thermique équilibrera sa température en accumulant le jour, la chaleur qu'il restituera la nuit pour assurer une température moyenne.
Les matériaux à forte inertie thermique sont utilisés pour accumuler la chaleur ou la fraîcheur (isolants à forte densité, briques réfractaires, etc). Seul hic, nos murs en pailles sont très isolants mais ont peu d'inertie car leur densité est faible malgré les enduits intérieur et extérieur qui représentent, les deux faces réunies près de 10 cm. Le temps de déphasage est long, soit près de 10 heures mais il nous faut donc un moyen pour avoir de l'inertie pour stoker l'energie, et ne nous pouvons pas compter sur notre dalle en bois.

Par conséquent notre seule solution est créer de l'inertie avec les cloisons et les murs de refends. Pour ces derniers, nous avons fait des cloisons en ossature bois de 40*50 mm. Chaque montant est distant de 60 cm, comme pour les plaques de plâtre. Un banchage (voir recette juste après!) est réalisé pour couler un mortier issue de la technique du greb. Un peu long à secher, mais cela est très résistant, et assure un bon résistance à la charge. Voici la recette:

La recette:
  • 1 parts de chaux (type NHL 3,5)
  • 1 part de ciment (le classic)
  • 3 parts de sable
  • 4 parts de sciure (de bois blanc)

Pour la sciure nous avons utilisé la sciure de coupe des grumes qui ont été débitées  de Douglas issue de la scierie de Mr Mauruc où nous avons commandé nos ossatures pour les cloisons. Merci à Mr Mauruc qui nous a fait don de la sciure.

Comment fait-on ?

Dans une betonnière de 174 litres (140 litres de malaxage ...)
  1. verser un sceau d'eau (qui rince la préparation d'avant ...)
  2. verser le sceau de chaux et le sceau de ciment (ce qui me donne une pâte a crèpe ...)
  3. verser les 3 sceaux de sable ... (peut être faudra t'il ajouter un peu d'eau ... afin                                                                                 d'éviter que cela fasse des grumaux trops gros ...)
  4. verser les 4 sceaux de sciure en jonglant avec l'eau
En effet, la sciure épaissit le mélange de façon impressionnante ... mais cela dépend beaucoup aussi de l'humidité contenu dans le sable et la sciure ...
Au total il faut ajouter entre 2 et 3 sceaux d'eau ... (en gardant a l'esprit que si c'est plus facile a couler quand c'est plus liquide ... toute l'eau que l'on ne met pas dans le mortier devra s'évaporer et donc allonger le temps de prise et de séchage !!!)

Les menuiseries

Toutes les menuiseries de la maison sont équipées d'un vitrage 4/16/4 avec lame d'argon. 4/16/4 signifie que le vitrage est composé de deux vitre de 4 mm entre coupées d'une lame d'air ou de vide, dans notre cas le vide est remplacé par un gaz: l'argon qui est plus isolant que l'air. Ne voulant pas être embarassé avec les peinture de nos fenêtres quand nous seront vieux, nous avons choisi des menuiseries en PVC, certe pas écologiques mais qui ne nécéssitent pas d'entretien. La baie vitrée, elle, est en aluminium pour question de robustesse vu sa longeur de 3 mètres. En revanche, temporairement nos volets seront en bois par manque de budget. D'ailleurs pour compenser le manque d'écologie de nos fenêtres, les volets sont peints avec une peinture maison, dite peinture à la farine ou peinture suédoise.

Une maison bio-climatique

eConstruire une maison passive :
souvent appelée « maison sans chauffage », repose sur un concept de construction très basse consommation, basée sur l’utilisation de l’apport de chaleur "passive" du soleil, sur une très forte isolation (des murs, des fenêtres, etc.), sur l’absence de pont thermique, sur une grande étanchéité à l’air ainsi que sur le contrôle de la ventilation. ( forme générale de la maison, dispositions des pièces et des ouvertures, protection du soleil et du vent, végétation,....) 

Suivre la course du soleil:
Notre maison est donc construite selon la course du soleil afin de bénificier des apports caloriques gratuits qu'il nous apporte. Ainsi au sud, nous avons beaucoup de porte fenêtre et aussi une baie vitrée de 3 mètres de long. A l'est et à l'ouest, des fenêtres de dimensions standards; le soleil se levant à l'est et se couchant à l'ouest. En revanche, sur la facade nord, nous n'avons casiment aucune ouverture mise à parte la porte de garage, la porte d'entrée et la fenêtre de la salle de bain des enfants.

Utiliser la végétation et la nature:
Vent dominant : la maison est très certainement soumise à des vents dominants. Ceux-ci apporteront du froid et il est conseillé de s'en protéger. Le meilleur moyen pour y parvenir et de placer sa maison à l'abri d'un massif d'arbre, si possible persistant.

Soleil : Il en est de même pour le soleil : une arbre bien placé et caduque (= qui perd ses feuilles en hiver) pourra occulter un soleil trop présent l'été, et laisser passer la lumière et la chaleur l'hiver.

D'autre part, pour limiter la surchauffe l'été, nous allons planter au sud des arbres feuillus à croissance rapide afin de nous faire de l'ombre l'été, et laisser passer le jour l'hiver. Sur la terrasse sud, devant la baie vitrée de 3 mètres, il y aura une pergola sur laquelle poussera une plante grimpante à feuilles non persistantes.

Se chauffer au soleil :
Souvent confondus, les panneaux solaires et les panneaux photovoltaïques utilisent dans les deux cas une énergie renouvelable, gratuite et non polluante : l’énergie solaire.
Profiter de l’énergie du soleil sans pour autant construire des maisons d’une grande technologie est tout à fait possible. Il faut simplement concevoir une maison qui capte mieux la chaleur du soleil (orientation, ventilation et isolation). Avec une telle conception, on peut économiser jusqu’à la moitié des besoins en chaleur habituellement nécessaires.

Chauffage de la maison et abération RT2012

Utiliser un puit canadien http://www.construire-sain.com)

Un peu de théorie sur le puit canadien:
A une profondeur de deux mètres, la terre a une température pratiquement constante, aux environs de 15 °c en moyenne.

Si on compare une climatisation et un puits provençal en été, on peut dire que le puits provençal s'il est équipé d'une ventilation forcée ou d'une vmc consommera 10 fois moins d'énergie qu'une climatisation. De plus, le puits  Canadien ne modifie pas l'hygrométrie.

Autre avantage du puits canadien, une fois couplé à une VMC double flux avec By-Pass, cela permet de rajouter un échangeur et de mixer l'air réchauffé ou raffraichi selon la saison  (été/hiver) avec l'air extrait, filtré des pièces sanitaires de la maison (cuisine, salle de bain, buendurie, cuisine). Le by-pass, permet de coupé l'arrivée d'air extérieur lorsqu'il est détecté trop humide ou trop chaud par rapport à l'air intérieur. Ce la se fait automatiquement grace à une télécomande et une sonde.

Adaptation par rapport à notre projet:
Notre étude de sol révèle qu'à partir de 1.5 mètre nous avons une terre très dure appelée la marne. Etant donné que nous avons qu'une pelle mécanique de 4.5 T, nous ne pourrons pas creuser plus. Notre conduit de 35 mètres du puit canadien est donc enterré à 1.5 mètres de profondeur.
Au dessus du poêle à granulé, est placé une bouche d'extraction de la vmc double flux afin de réccupérer les calories montantes et brasser dans la vmc double flux avec le puit canadien et de redistribuer dans les chambres.

La RT 2012, une abération ! :
Se chauffer avec un poêle à granulé : Appelé aussi poêle à pellets le poêle à granulé est un poêle de chauffage qui utilise des granulés de bois comme matériaux de combustion.
Vendus sous forme de sac ou livré en vrac les granulés proviennent des déchets de l’industrie du bois.
Le poêle a granulés a au moins le triple intérêt d’être écologique (moins de co2 et gaz à effet de serre), renouvelables (les forêts sont replantées) et économique. A ceci on peut ajouter la faciliter d’utilisation et la maniabilité.

Là où la RT 2012 est une abération, c'est qu'elle ne prend pas en compte les maisons passives et encore moins les maisons à énergie positive.
Pour le moment, notre maison est passive ... en théorie, par -5°c pendant une semaine dehors, la température de la maison ne peut dessendre en dessous de 18°C avec une hydrométrie comprise entre 50 et 60%, sans sensation de mur froid. Ce qui n'est pas comparable avec les maisons classiques qui par cette température intérieur provoque une sensation de froid et de mal être. Soucieux d'avoir une teméprature à 22°C pour ma soeur qui plus tard sera accueilli à la maison, handicapée et grabataire, nous avons opté pour un chauffage d'appoint par un poêle à granulé. Le hic, c'est que notre maison fait plus de 100 M2 et que selon la RT2012, les poêle à granulé ne sont pas suffisant pour chauffer une telle surface. Nous avons donc été obligé pour obtenir le document et le label RT2012 de rajouter un chauffage secondaire. Mais il inconcebale pour nous de dépenser de l'argent dans une chauffage secondaire que nous n'utiliserons pas. Nous avons donc déclarer des convecteurs éléctrique dans chaque chambre.... Les convecteurs seront réllement installés pour la vérification de chantier pour la conformité RT2012, mais une fois le document en poche, nous les enlèverons pour mettre des prises éléctriques à la place.

Dans le futur, pour que notre maison devienne maison à énergie positive, nous opterons pour des panneaux photovoltaïques en auto-consomation avec stokage de l'énergie sur un parc à batterie. La puissance de l'installation est estimée à une puissance crête de 5 KW. Le surplus sera revendu à EDF, et en cas de manque un by-Pass réccupère de l'energie sur le réseau.